Logo du service de police de Junction City (crédit : junctioncity.ks.gov/)

La ville de Junction City, au Kansas, se situe près de la confluence des rivières Smoky Hill et Republican, qui forme la Kansas River, aussi connue sous le nom de Kaw. Au début des années 1870, le maire de Junction City a embauché le célèbre homme de loi et as de la gâchette Wild Bill Hickok pour l’aider à débarrasser la ville frontière florissante des groupes de justiciers violents qui terrorisaient la population. Aujourd’hui, les 25 000 habitants de la ville sont servis et protégés par les 49 agents assermentés et 25 membres de personnel civil du service de police de Junction City.

Bien que les années difficiles de ville frontière de Junction City soient de l’histoire ancienne, il existe toujours un nombre abondant d’individus sans foi ni loi qui commettent toutes sortes de crimes et délits. « Je dis toujours que Junction City a une population de petite ville mais une criminalité de grande métropole », dit le lieutenant Cory Odell, dans les forces de l’ordre depuis 13 ans, qui dirige la division des enquêtes du service. « Nous faisons tout notre possible pour faire chuter le taux de criminalité violente dans notre juridiction. Et nous sommes face à toute la gamme d’actes criminels, des homicides au trafic de stupéfiants en passant par les agressions violentes et les coups et blessures. »

Le service de police de Junction City poursuit une stratégie numérique et a recours à des technologies avancées pour rassembler plus facilement des éléments d’intelligence numérique et accélérer le travail d’enquête. (Crédit : ksnt.com)

Dans le cadre de leurs efforts pour réduire le nombre de crimes violents et d’autres comme la criminalité financière et les atteintes aux biens, le service de police de Junction City poursuit une stratégie numérique et a recours à des technologies avancées pour rassembler plus facilement des éléments d’intelligence numérique et accélérer le travail d’enquête. L’intelligence numérique, ce sont les données recueillies et préservées de différentes sources et de différents types, comme les smartphones, les ordinateurs et le cloud ; et le processus par lequel les services de police recueillent, examinent, analysent, gèrent et obtiennent des informations à partir de ces données, pour mener leurs enquêtes plus efficacement.

« Sans stratégie numérique, vous ne pouvez pas gagner. Dans la police, il n’est pas possible de réussir sans une arme numérique. On va passer à côté de choses, on va passer à côté de personnes, et il sera impossible de maîtriser la criminalité. »

Le service de police de Junction City s’est servi des solutions d’accès de Cellebrite pendant des années pour aider à protéger et sauver des vies, accélérer la justice et préserver la confidentialité des données. Mais récemment, il a adopté Cellebrite Pathfinder pour automatiser l’analyse des données et construire des récits visuels des enquêtes. Il a aussi ajouté Cellebrite Premium, une solution permettant d’accéder et de recueillir des données d’intelligence numérique plus rapidement à partir de tous les appareils iOS et Android haut de gamme. Le service attend de ces investissements qu’ils soient particulièrement utiles pour accélérer les enquêtes liées au trafic de stupéfiants, qui nécessitent souvent une analyse rapide de nombreux appareils.

Trouver une meilleure manière de gérer les données et faire un suivi des connexions entre auteurs d’actes criminels

Le lieutenant Odell travaille depuis des années à ajouter des outils d’intelligence numérique plus modernes aux boîtes à outils des enquêteurs. (Crédit : junctioncity-ks.gov/)

Le lieutenant Odell et son équipe, y compris l’enquêteur Michael Vallon, cherchaient depuis des années à faire reconnaître l’intérêt d’ajouter Cellebrite Pathfinder, au minimum, à la boîte à outils technologiques des enquêteurs. L’année dernière, ils ont finalement réussi à convaincre la nouvelle direction du service, plus ouverte aux technologies, que l’investissement dans Cellebrite Pathfinder et dans Cellebrite Premium aiderait à accélérer les enquêtes et apporterait une valeur ajoutée significative au service, tout de suite et dans le temps.

Maintenant, les enquêteurs doivent démontrer cette valeur, et il s’agira d’un exercice permanent, selon le lieutenant Odell. « L’un de nos plus grands défis en tant que service est le financement », explique-t-il. « Notre chef aime bien dire que, ’dès le moindre centime dépensé, il faut que ce soit une valeur ajoutée pour le service’. Il va donc nous falloir démontrer le retour sur investissement sur le long terme. »

Le lieutenant Odell dit qu’il n’est pas inquiet de la capacité de son équipe à satisfaire cette attente, décrivant la technologie de Cellebrite comme une « valeur ajoutée » en soi. Et l’enquêteur Vallon, qui a rejoint le service en 2012, est bien placé pour savoir à quel point ces solutions d’intelligence numérique font la différence pour les enquêteurs. Pendant quelques années, il était seul responsable des examens d’appareils numériques pour le service. La fonction qu’il occupe maintenant, après avoir été promu à la tête de la division des patrouilles, ne lui permet plus de consacrer autant de temps qu’avant au recueil de preuves numériques, le service a donc décidé de former une nouvelle personne pour reprendre ce travail.

L’enquêteur Michael Vallon comprend l’immense différence que les solutions d’intelligence numérique actuelles peuvent faire pour les enquêteurs, notamment pour le recueil de preuves sur des appareils chiffrés. (Crédit : junctioncity-ks.gov/)

L’enquêteur Vallon explique que les nouvelles solutions Cellebrite, mises en place en 2020, ont déjà amélioré l’efficacité du service, surtout au niveau des enquêtes nécessitant l’examen d’appareils Android chiffrés. « Je suis très, très impressionné par Cellebrite Premium », dit-il. « Auparavant, il me fallait faire deux heures de route aller retour jusqu’à Topeka pour obtenir l’aide d’un autre service et accéder et recueillir des preuves numériques à partir d’appareils Android. C’était fastidieux et chronophage, et cela m’empêchait de travailler sur d’autres dossiers. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai insisté davantage pour que notre service adopte Cellebrite Premium ; ça, et le fait que nous sommes confrontés à de plus en plus d’appareils Android. »

« Les tribunaux s’attendent de plus en plus à voir des preuves numériques lorsque l’on présente nos dossiers ; c’en est presque au point où, si nous n’avons pas de preuves numériques à présenter, il y a des chances que le dossier n’aille pas plus loin. »

En ce qui concerne Cellebrite Pathfinder, l’enquêteur Vallon explique que la nouvelle direction du service de police de Junction City avait pu voir à quel point la solution aiderait les enquêteurs à filtrer les données plus rapidement, afin de faire remonter les preuves nécessaires à l’arrestation et aux poursuites. Il ajoute que le service s’attend à ce que la solution soit d’une valeur inestimable dans la rationalisation du travail d’investigation sur le trafic de stupéfiants.  

« Dans toutes les perquisitions en matière de stupéfiants, on est confronté à une multitude d’appareils à examiner, et à beaucoup de données », explique le enquêteur Vallon. « C’était un argument commercial de taille pour investir dans Cellebrite Pathfinder.Il nous faut un endroit où mettre toutes ces données pour les trier plus efficacement.

Cellebrite Pathfinder, en plus de rationnaliser le processus d’investigation, utilise l’intelligence artificielle (IA) avancée pour analyser et visualiser les données provenant de sources numériques. La solution identifie des tendances, révèle des connexions et met en évidence de nouvelles pistes avec rapidité et exactitude. Et le lieutenant Odell se dit être particulièrement impatient de voir comment la solution peut aider son équipe à construire une « cartographie » de la communauté criminelle locale de Junction City et, il l’espère, démanteler ou perturber les réseaux criminels dans la zone.

Cellebrite Pathfinder permet aux enquêteurs de voir les connexions entre les suspects et les personnes avec qui ils ont été en contact. (crédit : Cellebrite)

« Notre juridiction est suffisamment petite pour que les criminels se connaissent tous entre eux et apprennent les uns des autres », explique-t-il. « Il sera très intéressant d’utiliser Cellebrite Pathfinder pour établir les différents ’arbres généalogiques’ des délinquants. Cela nous permettra de comprendre qui apprend de qui et quels modes opératoires sont transmis. »

Se tourner vers le passé pour justifier un investissement dans l’avenir du service

En dehors de souligner à quel point les nouvelles capacités dans Cellebrite Pathfinder et Cellebrite Premium permettraient de faire avancer le cycle de vie des enquêtes, comment le lieutenant Odell, l’enquêteur Vallon et leurs collègues ont-ils réussi à convaincre la direction du service de police de Junction City d’investir dans ces deux solutions ? Ils ont ressorti un dossier de lutte contre la drogue de la dernière décennie, qu’ils ont décrit comme ayant marqué un tournant décisif, où les enquêteurs se sont rendus compte qu’il faudrait que le service étende son utilisation de solutions Cellebrite le plus vite possible.

En juin 2013, un officier de la lutte contre le trafic de stupéfiants a arrêté un conducteur pour excès de vitesse dans Junction City. Lors de l’immobilisation, l’officier a fouillé la camionnette du conducteur et y a trouvé plus de 850 000 dollars en espèces, avec des preuves d’un trafic de stupéfiants. Les enquêteurs du service de police de Junction City ont eu recours à Cellebrite Physical Analyzer, qu’ils venaient tout récemment d’adopter, pour recueillir des données depuis l’appareil mobile du suspect.

« Le succès de cette enquête était directement lié aux fonctionnalités améliorées que nous avions obtenues de Cellebrite Physical Analyzer. Et nous avons utilisé la technologie Cellebrite pour chaque enquête majeure depuis. »

Les enquêteurs ont trouvé tout l’historique de messages entre le suspect et les individus pour qui il travaillait ; mais ce n’est pas tout. « Le GPS était activé sur le téléphone », dit le lieutenant Odell. « Et l’examen des preuves numériques recueillies sur l’appareil a affiché tous les points GPS à travers différents Etats. Ensuite, les autorités fédérales s’en sont mêlées, et une importante saisie de stupéfiants et d’espèces a eu lieu. »

Le suspect, qui avait plus de 70 ans lors de son arrestation, a été condamné en 2016 à 10 ans de prison, reconnu coupable d’avoir été à la tête d’un trafic de stupéfiants ayant rapporté des millions de dollars sur plusieurs décennies. Et tout a commencé avec cette arrestation pour excès de vitesse un soir d’été à Junction City.

Cellebrite Physical Analyzer enables the examination of multiple data sources from the broadest range of mobile applications, digital devices, warrant returns and the cloud. (Credit: Cellebrite)
Cellebrite Physical Analyzer permet l’examen de plusieurs sources de données provenant du plus grand nombre d’applications mobiles, d’appareils numériques, de réponses à réquisition et du cloud. (crédit : Cellebrite)

« Le succès de cette enquête était directement lié aux fonctionnalités améliorées que nous avions obtenues de Cellebrite Physical Analyzer », dit le lieutenant Odell. « Et depuis, nous avons utilisé la technologie Cellebrite pour chaque enquête majeure. » Il remarque aussi que l’enquête aurait pris bien moins de temps si l’équipe avait déjà eu accès à Cellebrite Pathfinder à l’époque.

Transformer le processus d’investigation grâce aux technologies, pour le meilleur

Le lieutenant Odell et l’enquêteur Vallon disent que presque toutes les affaires sur lesquelles ils travaillent aujourd’hui impliquent une forme de collecte de preuves numériques, et que ces preuves deviennent de plus en plus essentielles à la poursuite judiciaire.

« Les tribunaux s’attendent de plus en plus à voir des preuves numériques », dit le lieutenant Odell. « Et pas seulement pour les grosses affaires de drogue ou les homicides, mais pour tout type d’affaire. C’en est presque au point où, si nous n’avons pas de preuves numériques à présenter, il y a des chances que l’affaire n’aille pas plus loin. »

Le lieutenant Odell insiste également sur l’importance que les forces de l’ordre, y compris les plus petits services comme celui de Junction City, adoptent une stratégie numérique formelle. « Sans stratégie numérique, vous ne pouvez pas gagner », dit-il. Dans la police, il n’est pas possible de réussir sans une arme numérique. On va passer à côté de choses, on va passer à côté de personnes, et il sera impossible de maîtriser la criminalité. »

Odell poursuit, « la technologie est venue bousculer notre processus d’enquête.Lorsque j’ai démarré dans la police, nous menions des entretiens, on recherchait des vidéos, et on commençait par faire tout le travail sur le terrain. Et puis, on obtenait un mandat de perquisition qui nous permettait d’examiner un appareil. Mais de nos jours, lorsqu’on obtient le mandat, une des premières choses que l’on fait, c’est examiner les appareils mobiles. En fonction des preuves numériques que l’on trouve, alors on dit ’OK, maintenant on va aller discuter avec cette personne ou celle-là et voir si on peut peut-être trouver des vidéos.’ Bref, les solution d’intelligence numérique ont complètement inversé l’ordre de nos opérations d’investigation. »